LA PRODUCTION DES VACCINS

 

Tout commence avec la culture des virus ou la fermentation des bactéries. L’objectif est de faire proliférer d’infimes doses de ces micro-organismes, pour récolter au final, de très grandes quantités. A partir de quelques millimètres cubes de solutions de micro-organismes, on parvient à produire suffisamment de virus ou de bactéries pour élaborer des millions de doses de vaccins. Pour se multiplier, chaque micro-organisme a besoin de conditions particulières. Les bactéries savent se reproduire toutes seules, elles doivent être placées dans un milieu propice et contrôlé pour se multiplier. Les virus, en revanche se reproduisent en parasitant des cellules vivantes. Il faut donc commencer par cultiver ces cellules en grandes quantités avant d’y introduire les virus pour qu’à leur tour, ils se multiplient. Dans les milieux où ils se multiplient, une multitude de paramètres doivent être pris en compte : la température, le pH, le taux d’oxygène, la stérilité.. Selon les vaccins, la culture prend de 2 jours à 3 mois. Les produits récoltés sont ensuite purifiés, de manière à éliminer toute trace du milieu de culture et toutes les autres impuretés. Puis, les opérations d’inactivation démarrent. C’est une étape tris délicate mais cruciale : elle vise à débarrasser les germes de leur dangerosité tout en préservant leur capacité à déclencher la réponse immunitaire. On obtient alors le cœur même du vaccin : une « valence antigénique ».

C’est cette valence qui protège l’organisme !

Quand un vaccin protège contre une seule maladie, on parle alors de vaccin « monovalent ». Il est également possible de combiner les valences entre elles, pour agir contre plusieurs agents infectieux en même temps. C’est une véritable prouesse scientifique et technologique, il faut s’assurer que chaque valence converse son efficacité, sans interférer avec les autres : un mélange délicat, précis, qui, pour être parfait, demande des années et des années de recherche. Aujourd’hui, on arrive à associer plusieurs valences pour protéger jusqu'à 6 maladies, dans un même vaccin.

Que se passe-t-il une fois obtenue cette « valence antigénique » ?

On ajoute alors des stabilisants, et dans certains cas un conservateur, en quantité infime mais suffisante pour garantir la stabilité, le pouvoir protecteur et l’efficacité du vaccin ; et parfois un adjuvant, pour renforcer la réponse immunitaire.

L’étape suivante consiste à répartir le vaccin en seringues ou en flacons. Certains vaccins comme les vaccins contre la rougeole, la rage et la fièvre jaune, sont instables sous forme liquide. Chaque seringue et chaque flacon contenant un vaccin est systématiquement inspecté. On vérifie la qualité du contenant comme celle du contenu. Cette phrase de contrôle est appelé « mirage » et est réalisée sous l’œil humain et avec des caméras électroniques qui repèrent et signalent le moindre défaut. D’ultimes tests sont réalisés par le fabriquant lui-même, puis par les autorités de santé. Les vaccins sont alors conditionnés et prêts à être expédiés. Mais là encore, des précautions s’imposent. Il faut qu’ils soient maintenus à des températures constantes, entre 2°C et 8°C. 

 

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